Disparition Gao Zhinseng, avocat défenseur droits de l’homme en Chine

14 mai 20150 Commentaire

Un des plus éminents et respectés avocats défenseurs des droits de l’homme, Gao Zhisheng, a plaidé quelques-uns des dossiers les plus sensibles du pays. Reconnu pour avoir défendu les Chinois confrontés aux politiques corrompues, des chinois chrétiens défavorisés, des cyberdissidents et, en particulier, les pratiquants du Falun Gong.
C’est en prenant la défense des pratiquants de Falun Gong que Gao Zhisheng devient la cible de la violence du PCC.
Groupe spirituel, le Falun Gong est interdit par le régime chinois, depuis 1999, il est l’un des groupes les plus persécutés en Chine.
Plus de 3 858 morts dues à la persécution et 63 000 cas de tortures ont été répertoriés, à ce jour.
En 2005, les autorités lui ferment son cabinet et suppriment les licences aux vingt avocats qui travaillent avec lui.
Interview de Me Gao avec la radio SOH, en 2005 :
Je cite : « Il y a aujourd’hui deux aspects pour les cas liés aux droits de l’homme en Chine, le premier aspect est que le gouvernement a le pouvoir d’effectuer des actes cruels et barbares à grande échelle, l’autre aspect est que plus ces incidents sont liés aux violations des droits de l’homme et à la suppression des libertés, moins il y a de possibilités d’engager des procédures juridiques… ».
Condamné en 2006 pour « subversion du pouvoir administratif », il s’est vu infliger une peine de trois ans d’emprisonnement avec sursis et a été placé en résidence surveillée. Il racontera plus tard avoir été torturé pendant les 54 jours qu’il passa en détention : chocs électriques sur les parties génitales, passage à tabac quotidien par ses gardiens.
L’épouse de Gao, son fils et sa fille ont réussi à s’enfuir de Chine, en 2009 et vivent aujourd’hui aux États-Unis.
Ses proches restent, sans information sur son sort, jusqu’en décembre 2011, quand des médias officiels annoncent que Gao est emprisonné pour purger sa peine d’emprisonnement.
L’avocat des droits de l’homme, Gao Zhisheng, a été libéré le 7 août 2014 de la prison d’Urumqi. Toujours dans le collimateur des autorités et sous étroite surveillance, Me Gao n’a plus donné aucun signe de vie depuis sa libération.
« La communauté internationale, les diplomates, les responsables politiques et d’autres encore ont fait du cas de Gao Zhisheng une priorité lors de leurs rencontres avec des responsables chinois,
toujours sans résultat. »
Reporter Suzanne DURAND dit Suzi LOO

Extrait de l’AlterJT du 13 mai 2015

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